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Quel matériau choisir pour les voiles ?

Créé le 6 janvier 2007 et modifié le 16 janvier 2007 par Gérard (Bulgroz FRA18)


Une partie des MM présents à la Coupe de France Micro Magic, à Cergy en 2006 :



Certains ont des voilures réalisées en Mylar :
   - au premier plan, le 1 et le 3 ont des voiles en film Mylar ;
   - le 20 et le 17 ont du Mylar tramé.
Les autres ont des voiles en nylon (tissu à spi).

 Quel matériau pour vos voiles ?

Habituellement on désigne comme tissu un matériau constitué de fils longitudinaux (la chaîne), et de fils transversaux (la trame) entrecroisés. Le matériau de base est donc un fil.
Mais, pour confectionner des voiles, on peut également utiliser un matériau non tissé. 
Les qualités recherchées sont :
- de bonnes qualités mécaniques (allongement très réduit, solidité, résistance à la déchirure, etc.) ;
- une masse faible ;
- une faible porosité (l’air ne doit pas s’infiltrer à travers la voile) ;
- une surface lisse ;
- une très faible capacité à absorber de l’eau.

Si le tissu est bien choisi, la voile, une fois confectionnée, doit conserver sa forme dans les conditions pour lesquelles elle a été prévue.

Les « vrais » tissus

Le Dacron
T
issu polyester que l’on peut trouver en voilerie. Confectionnées avec ce tissu les voiles se règlent facilement sur le gréement.
C’est un tissu assez lourd que l’on pourra utiliser pour le médium et le gros temps. Pour cela, Il y a lieu de bien choisir son « poids » ou « grammage » ; par exemple, du 110 g/m2. Un autre inconvénient, le Dacron retient facilement l’humidité et s’alourdit un peu plus).

Le nylon, genre « toile à spi ». C’est avec ce tissu que sont réalisées vos voiles de MM. Celui des voiles du MM classique n’est pas très bon car il se déforme facilement ; il est donc réservé à des gréements de tout petit temps. Un autre inconvénient, il s’imprègne facilement d’eau ce qui l’alourdit et accentue les déformations (surtout au niveau de l’arrondi de chute). Ce tissu est donc à réserver au petit temps mais par beau temps !
Le matériau des voiles du MM Racing, l’Icarex, est de meilleure qualité ; a priori, il ne se déforme pas.

Plusieurs qualités de « tissus à spi » sont disponibles en voilerie, spécialistes du cerf-volant ou magasins pour modèles réduits.
Chez Bilboquet (voir adresse dans la rubrique « Les liens »), on trouve différentes qualités de nylon :
Le Chikara en 41 g/m2 / prix : http://www.bilboquet.com/search/tissus/136_3/2448_chikara.html /
L’Icarex  pc 31/ en 31g/m2 / Prix : http://www.bilboquet.com/search/tissus/136_3/78_icarex_pc31.html
Le Mirai  prix : http://www.bilboquet.com/search/tissus/136_3/2447_mirai.html
(CAP maquettes envoie des échantillons sur demande (voir adresse dans la rubrique « Les liens »).
Les « films » 

Le mylar
Polyester polymère fabriqué sous forme de film transparent.
Il existe en un seul film (monofilm) mais il se présente le plus souvent sous forme de film « armé » ou « tramé » ; il s’agit d’une grille de fibres prise en sandwich entre 2 films mylar.
Ce matériau ne retient pas d’eau.
Le mylar tramé à l’avantage de  ne pas être transparent, ce qui facilite les réglages des voiles à distance ; il a par contre l’inconvénient (mais est-ce réellement un inconvénient ?) d’avoir une surface moins lisse que le film mylar seul.

Le calque polyester ; il est vendu en papeterie de 50 à 120 microns d’épaisseur. Préférer le calque en feuilles plutôt qu’en rouleau à cause de la « mémoire » du calque. Possibilité d’acheter ce matériau à Nantes : www.sodipadd.waika9.com/

 Les emballages de fleuristes en film polypropylène - voir http://www.central-flore.com/emballage/cad.htm
Donné le plus souvent en échange d’un sourire à votre fleuriste préféré… Il convient parfaitement pour des voiles de petit temps. Très souvent transparent, il existe également coloré ou à fleurs…
La maison « Clairefontaine » en fabrique sous l’appellation de film fleuriste transparent  (polycristal) ; demander dans les magasins de  « Loisirs créatifs » 
Un exemple de tout ce qui se fait dans le genre à l’adresse : http://www.central-flore.com/emballage/cad.htm

Les « composites »

Exemple : association de Dacron et de mylar ; par exemple un tissu Dacron pris en sandwich entre 2 feuilles de mylar. A éviter si ce « tissu » n’est pas équilibré, c’est-à-dire s’il présente une face lisse (mylar) et une face « rugueuse » (dacron).
Ce matériau n’est, à ma connaissance, pas utilisé avec le MM.

  
Le grammage à utiliser

Bien évidemment, cela va dépendre du matériau choisi et des conditions de vent.
Sur un jeu de petit temps, si le tissu est trop raide, la voile ne passera pas lors des virements de bord, et son creux ne se formera pas correctement.
Si le vent est faible sans survente, genre « brises évanescentes », vous pouvez utiliser un matériau très léger (par exemple le mylar tramé 21g/m
2 de chez Bilboquet / demander à Jean-Pierre/exo / jp pour le doigté...). En revanche, avec un tel matériau, s’il y a des surventes, le creux de la voile reculera ; pour faire face à cela, il faudra avancer légèrement le creux et ne pas trop l’accentuer. Une autre solution, peut être plus sage, prendre un tissu un peu moins léger.

Pour des vents plus soutenus, le matériau devra être plus lourd afin que la voile conserve sur l’eau la forme obtenue à terre.

Quelques exemples de grammages possibles :

Très petit temps (« pétole ») : environ 40 ou 50 g/m2
Petit temps : environ 70 g/m2

Médium : environ 100 g/m2
Gros temps : 120 g/m2 ou plus.

 On peut utiliser du calque d’épaisseur 50 ou 70 microns (ou micromètres - mm) pour des voiles de petit temps (du calque 50 microns correspond environ à 80 g/m2).

 


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